Une information judiciaire a été ouverte le 21 mai dernier pour « homicide involontaire» suite au décès en février d’un enfant de 6 ans d’une erreur entrainant un surdosage de cytostatique.
Malgré les sollicitations de l’APM (Agence de Presse Médicale), le parquet, n’a pas souhaiter confirmer l’information.
L’enfant, un Arménien âgé de 6 ans, était décédé le 3 février alors qu’il était traité pour un cancer « extrêmement agressif en phase très avancée avec un diagnostic vital très engagé» , plus d’un mois après son arrivée aux urgences de La Timone (Marseille) avec son père.
Une enquête administrative avait été menée par l’Agence régionale de l’hospitalisation (ARH, absorbée depuis par l’Agence régionale de santé -ARS) Provence-Alpes-Côte-d’Azur (Paca), l’inspection régionale de la pharmacie et la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass).
Le père était reparti en Arménie le 11 février avec le corps de son fils, grâce notamment au déblocage d’une aide financière de 10.000 euros, en accord avec la Sham, assureur de l’établissement.
Mais, selon l’avocat de la famille de l’enfant, l’hôpital n’aurait pas expliqué au père les raisons du décès de son fils. Elles auraient été portées à sa connaissance fin mars, après la révélation de l’affaire par le quotidien La Provence, par le truchement de la communauté arménienne implantée à Marseille, a affirmé l’avocat à l’APM, pour expliquer le revirement de la famille qui n’envisageait pas, initialement, de porter plainte.
A noter que le directeur de La Timone avait assuré avoir été très transparent auprès du père sur la cause du décès de son enfant et avait fait appel à un interprète dans le cadre de sa prise en charge.
Selon leur avocat, la famille, qui demeure en Arménie, est dans l’attente de la désignation d’un juge d’instruction par le parquet, et envisage de porter plainte avec constitution de partie civile si elle n’intervenait pas.
La direction de La Timone n’a pas souhaité faire de commentaires.
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