Le 3 février dernier, un petit garçon de 6 ans est décédé à la suite d’une erreur de dosage.
Il souffrait d’un cancer avancé et a été admis le 28 décembre dernier dans le service d’oncologie pédiatrique de la Timone.
C’est une surdose de chimiothérapie qui a foudroyé Tovmasyan. Un dosage dix fois supérieur au traitement prévu.
Une enquête est actuellement diligenté par l’Agence régionale de l’hospitalisation (ARH).
Le 28 décembre dernier, le père et son fils sont arrivé en France. L’état de santé de l’enfant était très dégradé. Il souffrait de mal nutriton. Tous les deux sont arrivés à Marseille après un long périple en Europe. Partis de l’Arménie, le papa cherchait un établissement capable de prendre en charge son fils. En arrivant à Marseille, ils ont été pris en charge par la communauté arménienne qui les a conduis à la Timone. L’enfant a été admis en pédiatrie. Son pronostic vital était engagé dès son admission.
L’équipe médicale a décidé d’adopter un protocole particulièrement lourd étant donné l’état de santé de l’enfant. Par ailleurs, l’hôpital a pris en charge les difficultés du père. Il a pu séjourner dans la chambre de son fils, une aide financière demandée par l’hôpital a été obtenue pour les dépenses de la vie courante et une demande à la préfecture a été faite pour lui accorder un visa.
Le 18 janvier, il a été victime d’une erreur de surdosage d’un des médicaments utilisés pour le traitement contre le cancer. Il a tout de suite été admis en réanimation et tout a été mis en oeuvre pour le sauver. Par ailleurs, le père a été informé. Le directeur de l’hôpital l’a reçu avec un médecin anesthésiste arménien qui lui a clairement exposé que son fils a reçu un surdosage médicamenteux.
L’origine de cette erreur reste encore inconnue, l’enquête en cours devra le déterminer. On recherche le dysfonctionnement. Il faut démonter étape par étape la chaîne du traitement pour trouver où se situe l’erreur.
Bien entendu, tous les processus ont été mis à plat, explique le directeur du centre hospitalier de La Timone à Marseille. Chaque étape du traitement est revue et sécurisée. Mais ce service traite 150 enfants par an et c’est la première fois qu’un tel drame arrive.
Le père de l’enfant souhaitait rentrer en Arménie au plus vite avec le corps de son fils. L’hôpital lui a déclenché une aide financière pour organiser son rappatriement et faire fabriquer le cerceuil de son fils.Le directeur de l’hopital lui a précisé qu’il était en droit de déclencher une procédure d’indemnisation, même depuis l’Arménie. Il n’avait pas du tout une attitude agressive. Pour le moment, il n’a pas fait de démarches pour se faire indemniser.
« C’est une affaire épouvantable, malheureuse. Nous sommes tous effondrés et très affectés par ce drame. Un soutien psychologique a été mis en place pour les équipes qui ont été bouleversées par la mort de ce petit garçon» , informe le directeur.
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