juil 5

Des services de chirurgie menacés de fermeture



chirurgie1 Des services de chirurgie menacés de fermeturePlus d’une cinquantaine de services de chirurgie sont menacés de fermeture, car ils opèrent moins de 1500 patients par an. Le ministère de la santé met en avant la sécurité du patient.

Les services ayant accueilli entre 1050 et 1500 patients disposeront d’un sursis de trois ans pour améliorer leur activité ou s’associer avec un autre établissement afin de pouvoir se maintenir. Protégés par leur spécificités, les centres de lutte contre les cancers et les services de gynécologie réalisant plus de 100 opérations de gynécologie par an ne sont pas concernés par ces exigences.

Le ministère n’a pas confirmé les 54 établissements concernés.

Le ministère met en avant la sécurité des soins. En effet, plusieurs études ont mis en avant le lien entre « volume d’activité et sécurité des gestes pratiqués» . «Lorsque les médecins opèrent peu, le geste est moins sûr (…). Or dans certains cas, les blocs opératoires concernés fonctionnent à un rythme très ralenti, avec moins d’un séjour dans le service par jour» explique Jean Leonetti, le président de la fédération hospitalière de France.

Le ministère de la Santé estime en outre que ces décrets viennent officialiser un «état de fait». «Les gens ne veulent plus se faire soigner dans les petits hôpitaux», et «les médecins ne veulent pas non plus rester dans ces petits hôpitaux», obligeant les directeurs d’établissement à recruter des médecins «mercenaires», qui exigent d’être payés à des tarifs très élevés pour assurer la continuité des soins, explique Jean Leonetti.

Le président de la fédération hospitalière de France se veut toutefois rassurant : les restructurations seront examinées au cas par cas, dans un esprit de dialogue», et «sous la houlette des Agences régionales de santé», assure-t-il.


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