juil 24

Di-antalvic : demande de retrait des autorisations de mise sur le marché



diantalvic Di antalvic : demande de retrait des autorisations de mise sur le marchéLa Commission européenne a demandé, ce mardi 20 juillet, le retrait des autorisations de mise sur le marché dans l’Union européenne d’un analgésique (c’est-à-dire un médicament visant à supprimer la douleur, alors que les antalgiques ne font que l’atténuer) prescrit dans le traitement de la douleur. Cette décision fait suite à une réévaluation du rapport bénéfice/risque des médicaments composés de dextropropoxyphène (DXP). En effet, les risques de décès en cas de surdosage accidentel ou volontaire seraient trop élevés par rapport aux preuves d’efficacités.

L’ Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) a indiqué, en juin 2009, que le retrait des autorisations de mise sur le marché de ces médicaments pouvait être préjudiciable pour la santé publique en France. Cet avis se basait sur les résultats de plusieurs études montrant que « l’association DXP/paracétamol n’était pas le type de produit qui présentait le risque le plus élevé au regard du niveau de consommation, sur la base des données françaises» .

Néanmoins, l’Afssaps invite les patients à consulter leur médecin traitant « sans urgence»  pour reconsidérer leur traitement. En outre, l’Agence appelle les professionnels de santé à ne plus prescrire de spécialités à base de DXP et à envisager une nouvelle prise en charge antalgique des patients soignés par DXP.

Chez nos voisins suédois et britanniques, les médicaments contenant du DXP avaient déjà été retirés des officines depuis plusieurs années, alors que les Français demeuraient les plus gros consommateurs de ce type de produits en Europe. Si l’Afssaps affirmait que le nombre de décès lié n’était pas très élevé, elle s’est finalement pliée aux décisions européennes. Les membres de l’Union européenne, notamment la France, devront retirer les autorisations de mise sur le marché des médicaments contenant du dextropropoxyphène d’ici 15 mois maximum. De nouvelles recommandations sur la prise en charge de la douleur seront émises dès l’automne prochain.


Articles sur le même sujet :

Laissez un commentaire

NB: Votre commentaire est en attente de modération par l'administateur du site.