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SIDA : vers un meilleur dépistage



sida SIDA : vers un meilleur dépistageHier, c’était la journée mondiale de lutte contre le SIDA. A cette occasion, le Directeur exécutif de l’ONUSIDA, Michel Sidibé délivre un message d’espoir. « Nous pouvons être fiers. Au niveau mondial, nous avons réduit de 20% le nombre de nouvelles infections à VIH et de décès liés au SIDA. Pour la première fois nous pouvons dire que nous avons brisé la trajectoire de l’épidémie ».

A noter que le nombre de personnes sous antirétroviraux est passé de 700 000 en 2004 à 5,2 millions en 2009. Le nombre de nouvelles infections à VIH quant à lui a diminué de 20% par rapport à 1999. Ces chiffres expliquent la satisfaction de l’ONUSIDA. Son directeur reste toutefois prudent. « Les avancées durement acquises sont fragiles. Notre engagement ne doit pas fléchir ». Il a d’ailleurs lancé un appel « pour l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH d’ici à 2015 ».

Le gouvernement souhaite étendre le dépistage du VIH, le virus responsable du sida, à l’ensemble de la population, a déclaré, ce mardi, le ministre de la Santé, Xavier Bertrand. L’ensemble de la population va être incité à se soumettre à un test, avec une campagne engagée cette année par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé. De surcroît, le dépistage sera intensifié et ciblé sur les populations le plus à risque, notamment grâce à un test rapide en cours d’expérimentation.

La politique de dépistage du virus du sida vise à identifier précocement les personnes porteuses du virus, afin de les prendre en charge de la manière la plus efficace possible. L’autre objectif est d’ordre préventif, il s’agit d’une part de les informer de leur état afin qu’elles évitent de contaminer d’autres personnes.

L’an dernier, 6700 personnes ont découvert qu’elles étaient séropositives, c’est-à-dire infectées par le virus du sida. Plus d’un tiers -2 500- était des hommes homosexuels: il y a donc clairement une surreprésentation des gays dans les nouvelles découvertes de séropositivité. En outre, près de 4000 personnes avaient été contaminées lors de rapports hétérosexuels. Dans plus de la moitié de ces cas, il s’agit de personnes nées à l’étranger (1600 hommes et 1100 femmes), le plus souvent en Afrique subsaharienne. Ces contaminations par voie hétérosexuelle concernaient également 750 hommes et 500 femmes nés en France. Enfin, on dénombrait 85 toxicomanes.

Le problème le plus criant en France concerne donc les homosexuels et les migrants. Il est indispensable d’intensifier le dépistage et en particulier de renforcer le dépistage précoce après prise de risque.


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